COMMENT SE TRANSMET-IL ?-

Comment le Coronavirus  COVID-19 se propage-t-il ?
Le COVID-19 est transmise par des personnes porteuses du virus. La maladie peut se transmettre d’une personne à l’autre par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lorsqu’une personne tousse ou éternue. Ces gouttelettes peuvent se retrouver sur des objets ou des surfaces autour de la personne en question. On peut alors contracter le COVID-19 si on touche ces objets ou ces surfaces et si on se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche. Il est également possible de contracter le COVID-19 en inhalant des gouttelettes d’une personne malade qui vient de tousser ou d’éternuer. C’est pourquoi il est important de se tenir à plus d’un mètre d’une personne malade.

L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur la manière dont le COVID-19 se propage et  continuera à communiquer les résultats actualisés.( site web de l’OMS : https://www.who.in  )

Le virus responsable du COVID-19 est-il transmissible par voie aérienne ?
Les études menées à ce jour semblent indiquer que le virus responsable de le COVID-19 est principalement transmissible par contact avec des gouttelettes respiratoires, plutôt que par voie aérienne.  

Peut-on contracter le COVID-19 au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme ? La maladie se propage principalement par les gouttelettes respiratoires expulsées par les personnes qui toussent. Le risque de contracter du COVID-19 au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme est très faible. Cependant, beaucoup de personnes atteintes ne présentent que des symptômes discrets. C’est particulièrement vrai aux premiers stades de la maladie. Il est donc possible de contracter le COVID-19 au contact d’une personne qui n’a, par exemple, qu’une toux légère mais qui ne se sent pas malade. L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur le délai de transmission du  COVID-19 et elle continuera à communiquer des résultats actualisés.

Puis-je contracter le COVID-19 par contact avec les matières fécales d’une personne malade ?  Le risque de contracter le COVID-19 par contact avec les matières fécales d’une personne infectée paraît faible. Les premières investigations semblent indiquer que le virus peut être présent dans les matières fécales dans certains cas, mais la flambée ne se propage pas principalement par cette voie. L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur la manière dont le COVID-19 se propage et elle continuera à communiquer les nouveaux résultats. Cependant, comme le risque existe, c’est une raison supplémentaire de se laver les mains régulièrement, après être allé aux toilettes et avant de manger.

L’épidémie du Covid-19 suscite de nombreuses questions. Comment se transmet ce virus ?

Le virus se transmet par des gouttelettes de salive. « Vous savez, quand on parle en face de quelqu’un, on postillonne. Et puis, bien sûr, quand on tousse, là c’est encore pire. Voilà pourquoi le risque existe vraiment si vous avez un contact rapproché avec quelqu’un qui est malade ou si vous passez du temps avec », explique le médecin Damien Mascret sur le plateau du 20 Heures.

Le principal mode de contamination se fait par des personnes malades qui toussent
D’autres modes de contaminations sont possibles. « Si vous touchez une surface qui a été souillée par ces gouttelettes, vous risquez de vous contaminer. Vous mettez du virus sur vos mains et ensuite vous touchez votre visage et vous vous infectez. Le principal mode de contamination se fait par des personnes malades qui toussent. Mais on s’est aperçu que les malades qui n’ont pas forcément de fièvre, mais qui toussent, peuvent infecter d’autres personnes. Il y a quelques cas signalés de porteurs sains (…), mais ça n’a pas l’air d’être le mode principal de contamination », poursuit le médecin.

Peut-on se contaminer en respirant l’air extérieur ?
Une étude a montré que le coronavirus pourrait rester en suspension dans l’air pendant trois heures. Mais des spécialistes estiment que ce travail ne permet pas de conclure à une transmission du Covid-19 par voie aérienne.

Le Covid-19 peut-il rester un certain temps dans l’air ? Et peut-on se contaminer par exemple en entrant dans une pièce fermée où un malade a éternué ou toussé, ou même simplement en marchant dans la rue ? La question revient régulièrement dans le grand public depuis l’émergence de cette épidémie de coronavirus.

Transmission par gouttelettes et par voie « manuportée »
Depuis le début, on considère que le Covid-19 se transmet de deux manières. Une personne peut d’abord être infectée si elle est en contact, à moins d’un mètre, avec des gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche d’un sujet infecté quand il tousse ou éternue. Ces gouttelettes peuvent aussi se retrouver sur des objets ou des surfaces autour de la personne infectée. Il est alors possible de se contaminer si on touche ces objets ou ces surfaces et si, sans s’être lavé les mains, on se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche. Dans ce cas, on parle d’une transmission « manuportée ».

Mais il existe certaines maladies, comme la rougeole, la tuberculose ou la varicelle, qui peuvent se transmettre par « voie aérienne », c’est-à-dire via des agents infectieux qui restent suspendus dans l’air pendant un certain temps. « En dehors de ces trois maladies, toutes les autres pathologies infectieuses respiratoires se transmettent par la voie «gouttelettes», jusqu’à preuve du contraire », indique le professeur Didier Lepelletier, président du conseil scientifique de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H). Face à ce Covid-19, émergent et inconnu, les experts ont eu des doutes, au départ, sur son mode de transmission. Mais assez vite, ils ont estimé qu’il se propageait par les gouttelettes ou par voie « manuportée ».

« Un travail expérimental qui ne correspond pas à ce qui se passe dans la vraie vie »
C’est dans ce contexte qu’a été publiée mardi 17 mars, dans la très sérieuse revue The New England Journal of Medicine (NEJM), une étude menée par des scientifiques des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), de l’université de Californie à Los Angeles et de Princeton. Leurs travaux ont d’abord montré que le Covid-19 pouvait être détectable jusqu’à deux à trois jours sur des surfaces en plastique ou en acier inoxydable, et jusqu’à 24 heures sur du carton. Ils ont aussi diffusé du virus dans l’air ambiant et ont ensuite retrouvé des particules virales suspendues dans l’air pendant trois heures. « Mais il s’agit d’un travail expérimental qui ne correspond pas à ce qui se passe dans la vraie vie avec ce coronavirus », indique le docteur Bruno Grandbastien, président de la SF2H.

« Ces chercheurs ont créé des particules très petites et très fines qu’ils ont ensuite contaminées avec ce coronavirus, poursuit ce médecin. Et par le biais d’un aérosol, ils ont ensuite diffusé ces particules dans l’air dans une enceinte fermée. Mais dans la vie réelle, ce n’est pas comme avec un aérosol de laboratoire. Quand une personne tousse, éternue ou crache, elle expédie dans l’air des gouttelettes qui ne sont pas aussi fines et petites que celles de l’étude. Il s’agit au contraire de grosses particules portant le virus qui ne restent pas suspendues dans l’air mais tombent rapidement. »

Sur la même ligne, le professeur Lepelletier estime que cette étude ne « démontre pas une possible transmission aérienne » du coronavirus. « Dans l’état actuel des connaissances, le risque de se contaminer simplement en respirant l’air extérieur, sans contact direct avec une personne qui tousse, est nul », tranche le docteur Grandbastien.